Quels sont nos grands axes politiques ?

Pour le moment, le PCF ne prétend pas publier un programme précis, car ce dernier a vocation à être élaboré par ses militants eux-mêmes tout au long de notre développement. Cependant, quelques axes majeurs sont bel et bien nos piliers intellectuels :

I - L'épuration de notre oligarchie

Nous assumons pleinement l'idée que la France est gouvernée par des traîtres et corrompus à différents degrés. L'écrasante majorité de nos politiciens, journalistes et hauts-fonctionnaires sont traîtres par nature, puisqu'ils considèrent que la Souveraineté de notre peuple (réputée une et indivisible, imprescriptible et inaliénable dans le droit positif français) peut être cédée à une institution supra-nationale, elle-même largement représentée par des personnalités étrangères et non élues. Nous considérons que tous ceux qui font la promotion de l'Union européenne sont bel et bien des traîtres à la nation en ce sens. Si cette idéologie propre aux félons, ne suppose pas nécessairement d'être jugée au titre de l'article 411-5 du Code pénal, elle appelle néanmoins à rétablir la peine d'indignité nationale pour tous les parlementaires et anciens responsables gouvernementaux qui auront approuvé les traités européens depuis 2007 jusqu'à nos jours.

Par ailleurs, nombre de nos irresponsables politiques se sont empêtrés dans de réels crimes de trahison (l'affaire Alstom par exemple) ou de conflits d'intérêt, voire de corruption (il suffit de constater le tapis rouge qui a été dressé au laboratoire Pfizer lors de la « crise » du Covid19). Cela sans compter nos libertés fondamentales qui ont été très clairement attaquées par cette même oligarchie. A ce titre, nous jurons solennellement que si nous parvenions au pouvoir, nous nettoierions les écuries d'Augias. Tous les hauts-fonctionnaires, journalistes et politiciens s'étant compromis dans des affaires de corruption ou d'intelligences avec des puissances étrangères, seront très clairement poursuivis en Justice et pour le moins, chassés des institutions dans lesquelles ils besognent contre la France.

Plus structurellement, les régimes d'immunité judiciaire accordés aux parlementaires et responsables gouvernementaux (y compris le Président de la République) seront abolis. Le service public de l'information sera contraint à permettre à toutes les sensibilités politiques d'avoir le droit de cité à égal niveau les unes des autres. Cela afin de garantir le vote en conscience de nos concitoyens et la réelle légitimité de nos représentants. Enfin, le référendum d'initiative citoyenne révocatoire sera introduit dans notre constitution.

II – La souveraineté et l'indépendance nationale pleinement rétablies

Nous comptons très clairement sortir de l'UE et l'euro (et donc établir un nouveau FRANC comme monnaie nationale), mais aussi de l'OTAN. Ces institutions violent littéralement notre droit à l'autodétermination en toutes matières. On ne peut être à moitié souverain. Soit le peuple peut décider librement, au-travers de sa représentation ou par voie de référendum, les mesures économiques, sociales ou autres les plus à mêmes de satisfaire à son bonheur, soit c'est un maître (qui plus est, étranger) qui dicte son agenda politique en France. L'Allemagne se conduisant très mal avec notre pays en faisant main-basse sur notre industrie stratégique et en étant parfaitement consciente que l'euro comme les tarifications douanières réduites sur un trop grand nombre de produits portent atteinte à notre bien-être économique, il va de soi que l'inique traité d'Aix la Chapelle sera déchiré. De même que nos relations avec les USA seront refroidies et celles avec la Russie et bien d'autres pays, à l'inverse plus que réchauffées.

Nous disposons d'une excellente maîtrise du droit constitutionnel et européen, de même que nous connaissons parfaitement les mécanismes monétaires en vigueur et les moyens de les réformer. Nous sommes certains que l'écrasante majorité de nos opposants n'auront que des slogans à interjeter à nos analyses et propositions, la médiocrité intellectuelle et politique des européïstes ne faisant aucun doute pour nous qui les observons depuis longtemps. Nous nous permettrons de leur opposer un discours technique, circonstancié et juridique sur lesquels les Français pourront trouver une réelle assise politique afin de mieux comprendre les enjeux du « Frexit ».

III – Établir la démocratie

Si nos dirigeants et journalistes ne cessent de se verser d'illusions (ou mentir effrontément) en qualifiant la France de démocratie, nous sommes pour notre part suffisamment éduqués sur la philosophie du droit et le droit constitutionnel pour savoir qu'il n'en est rien.

En démocratie, le peuple peut légiférer (rédiger des propositions de loi) et voter ces dernières directement. En démocratie, le peuple peut révoquer par référendum ses dirigeants s'il estime être trahi par ces derniers. En démocratie, la représentation politique est légitime et élue du fait que les médias (pour le moins publics) satisfont à éclairer le peuple de toutes les tendances politiques existantes en son pays. Nous établirons des réformes visant très clairement nos médias publics permettant de rendre le contrôle de ces derniers à nos concitoyens et obligeant les journalistes à respecter la Charte de Munich par différents leviers.

Nous voulons très clairement rehausser le niveau de connaissances et de conscience politique des Français mais aussi les pousser à eux-mêmes prendre en main leur pays, cela en leur permettant de proposer et voter des lois depuis l'échelon même de la municipalité.

Par ailleurs, le pouvoir judiciaire sera rendu pleinement indépendant du pouvoir exécutif et nous ferons tout pour que nos magistrats aient les moyens et l'ambition d'agir en contre-pouvoirs au gouvernement lorsque celui-ci prend certaines libertés avec les lois et la Constitution. D'autres institutions-clés comme le Conseil d’État ou le Conseil constitutionnel seront aussi totalement réformées que ce soit sur les personnes qui en sont à leur tête ou même leur raisonnement juridique qui se devra d'être toujours protecteur des libertés fondamentales et de la Constitution, et non pas "force de proposition" au gouvernement lorsque ce dernier envisage de les aliéner.

IV – Redevenir une puissance agricole et industrielle auto-suffisante

Les traités européens, notamment du fait des articles 28 à 32 du TFUE, mais aussi les articles 68 et 123 du même texte, ont plus que contribué à la désindustrialisation de la France, mais pas seulement. Nos dirigeants n'ont cessé d'autoriser la cession d'industries stratégiques à des puissances étrangères par simple cupidité. Ils ont tout autant cessé d'investir dans les technologies d'avenir. Quid de la décarbonation des véhicules routiers ? Que dire des réacteurs à sels fondus de thorium sur lesquels nous n'investissons aucune recherche alors que leur avantage en terme de production d'énergie et de réduction  des déchets hautement radioactifs est particulièrement significatif ? Que penser du fait que des ingénieurs français fuient notre pays pour trouver de meilleures opportunités à l'étranger ?

La France qui durant les années 70 (en plein dans les 30 glorieuses) voyait 22 % de son PIB représenté par l'industrie manufacturière, cette part s'est effondré et plafonne à 11 % de notre richesse nationale aujourd'hui. Soit une diminution de moitié en à peine 50 ans. Sous l'ère gaullienne, la France se projetait sur un horizon de cinquante ans lorsqu'elle investissait dans des projets industriels ou technologiques. Aujourd'hui, seule la rentabilité de court terme pour quelques actionnaires cupides, détermine notre politique industrielle. C'est un réel suicide économique au long cours !

Il en va de même pour notre agriculture. Près de 4 millions de Français vivaient d'activités agricoles au début des années 50. Nous étions encore à l'ère des petites exploitations à taille humaine pratiquant les polycultures. Aujourd'hui, moins de 400.000 personnes sont en charge de veiller à notre autonomie alimentaire que nous avons d'ailleurs perdue. Les traités européens (et notamment l'article 39 du TFUE) encouragent une agriculture ultra productiviste avec la réduction constante du nombre d'agriculteurs au profit de la petite chimie qui détruit nos sols, ainsi que la mécanisation à outrance.

Sans qu'il soit nécessaire de rejeter le progrès technologique, rien ne nous empêche d'en limiter les effets les plus délétères sur la biodiversité, la qualité des sols et des eaux. De même qu'à l'heure où de nombreux ménages rêvent de s'installer à la campagne pour entreprendre une activité agricole, il n'est pas acceptable que ces derniers soient découragées par de multiples contraintes. Ce sont ces dernières qu'il nous faudra lever tout en adoptant un plan agricole qui tienne compte des besoins nationaux pour assurer notre réelle autonomie alimentaire sur le plus grand nombre de denrées. Nous considérons que l'agriculture ne doit surtout pas devenir un processus industriel, mais rester un enjeu de souveraineté alimentaire répondant aux contraintes écologiques de notre temps. Être producteur, c'est être son propre patron. Pas dépendant de telle ou telle subvention parce que les « marchés » et plus concrètement les centrales d'achat de supermarchés et grossistes, fixent les prix des denrées alimentaires de base. C'est aux producteurs de fixer le prix réel de la matière première agricole et à l’État d'assurer que ce dernier sera respecté par les acheteurs. Quitte à prendre des mesures empêchant ces derniers de se fournir sur les marchés internationaux lorsqu'à quantité et qualité égale, la France se suffit à elle-même pour satisfaire aux besoins alimentaires de la nation. La subvention doit rester un coup de pouce pour investir ou démarrer une exploitation. Non un revenu. Du reste, nos producteurs ne sont pas des agents administratifs, ils ont mieux à faire que remplir des forets de papier pour obtenir les aides de la PAC. Le système européen visant à subventionner les monocultures intensives, en particulier, a rendu nos producteurs dépendants de ces subventions. Ils ne sont pas maîtres de leurs vies, de leurs modes de production ni même de leurs prix. C'est donc vers une agriculture à échelle humaine et consciente des enjeux de biodiversité à maintenir vers laquelle nous tendrons par nos propositions. L'objectif premier restera en toutes circonstances de garantir notre pleine et entière autonomie alimentaire.

V – Revenir à une diplomatie de paix et assurant l'indépendance et la neutralité de la France

Voila bien des années que l'on nous présente l'allié américain (qui pourtant nous espionne sans vergogne et fait main basse sur nos industries stratégiques lorsqu'il ne catapulte pas des contrats commerciaux passés avec l'étranger) comme étant une grande démocratie.

Une démocratie qui ne cesse pourtant de déstabiliser le monde par ses guerres de pillage continuelles. Notre relation avec les USA doit clairement prendre de la distance. Si les Américains ne nous respectent pas, il n'y nulle raison d'une part de rester liés sur le plan militaire avec ces derniers, mais aussi d'ériger leur nation en modèle pour toutes les autres. Bien au contraire. La France aurait raison de soutenir les pays que les USA ont dans le collimateur.

Il en va de même pour d'autres pays comme l'Allemagne ou Israël qui ont des comportements parfaitement prédateurs vis-à-vis de la France. Nous n'avons aucune raison de feindre l'amitié lorsque seules les manœuvres hostiles et rapports de force sont la règle entre les États. A l'inverse, la Russie, alliée de deux guerres mondiales et puissance avantageusement placée sur le plan de la géographie pour prendre en étau l'Allemagne lorsque celle-ci a quelques poussées de fièvre, doit être considérée comme une partenaire avec laquelle nos relations doivent se réchauffer.

De façon plus générale, les pays qui se voient perpétuellement déstabilisés par des Etats occidentaux doivent obtenir notre soutien. Nous devons par ailleurs libérer notre ex empire colonial en Afrique du FRANC CFA, mais aussi financer les infrastructures permettant à ces pays de se développer. On ne peut tarir les volontés migratoires dans des pays pauvres sans accepter de mettre la main à la poche sur des projets de développement viables et pérennes sur le continent africain.

L'on s'interdira expressément de donner des leçons de démocratie à de quelconques pays, car ce comportement aussi arrogant que futile nuit à la diplomatie bien comprise. Nous voulons que notre pays soit à nouveau reconnu par les peuples du monde, comme celui qui prend fait et cause pour l'opprimé plutôt que pour l'oppresseur ; refuse toute relation de domination sur les autres ; respecte avec beaucoup de scrupules le droit international public et s'oblige à parler avec tout le monde, y compris les États que les belles âmes pointent du doigt du fait du despotisme réel ou supposé de leurs dirigeants. La France n'est pas comptable des dirigeants que se choisissent les peuples du monde. Nous nous autorisons à parler avec chacun dans le seul but de faire avancer des dossiers dont la résolution serait profitable aux peuples concernés.

 

 


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